Étiquette : acrylique

Comment on fait les dessins

Un petit-déjeuner avec de quoi remplir l’estomac pendant que tourne les sujets des prochaines créations. Je vois des fleurs dans les abstraits. La présence du soleil m’a désigné des fruits et des visages à éparpiller un peu partout comme une prairie fleurie. Je sais faire ça. Le vieux Moleskine est ressorti avec le portrait de Krishnamurti. Antoine Bourdelle avait fait son portrait.

Salut.

Immunité

peinture à l’acrylique, 40 x 30 cm, 2021

Un jour où il faisait beau, je me suis assise par terre pour brosser ce portrait. Le centre de la terre atteint dans ma spiritualité, la réalité manquait de clarté. En peignant cette femme, le calme en moi est revenu. J’aurais pu l’appeler ‘anneau au plexus’. Elle s’appelle ‘immunité’.

L’arbre des lumières

Acryliques sur toile au format 30 X 40 cm.

• Lumières du matin

• Lumières du jour

• Lumières du soir

Inspirée par un arbre sur la pelouse située entre l’Université de Jussieu et le Jardin des Plantes. Quelque part dans ma tête les lions d’Eugène Delacroix et du Douanier Rousseau, Claude Monet invisible cherche à apparaître tel le soleil sur la cathédrale de Chartres. Les lumières ont trouvé dans mes couleurs un automatisme qui agit comme un sésame. Une porte à cet endroit s’est ouverte. Je pense souvent aux étudiants dans les parages qui grandissent trop vite et que l’on maintient un peu dans l’enfance de X façons. Ces peintures bien que de formes figuratives se veulent abstraites dans le montage et les couleurs. Le duo s’est prolongé sur trois toiles avec l’excitation de la ville en arrière fond. Je cherche à atteindre un axe par la ligne et la courbe.

Dans l’atelier

La chambre bleue

La chambre bleue 50 X 70 cm acrylique sur pa
La chambre bleue 50 X 70 cm acrylique sur papier (étude) 2017

Étude de l’œuvre The blue room de James Mackeown, peintre irlandais résidant en France.

L’oeuvre originale -> http://www.artnet.fr/artistes/james-mackeown/the-blue-room-WWcI2xaBDt7MVeloebO8jQ2

 

La femme des bois

Être dedans, puis en sortir. Petit miracle : découvrir qu’il en reste quelque chose sur la toile alors que le spectateur ne sait encore rien. J’ai travaillé Emmanuelle, le féminin de Jésus dit-on, en l’emmenant dans son désert, celui des bois et non des dunes. La barre représente le Té mais ne doit être que suggérée selon moi. J’ai voulu ce mouvement du vent dans le feuillage qui existerait et commencerait seulement à naître à l’esprit de cette femme. J’ai beaucoup pensé à Renoir et Berthe Morisot, deux guides humains aux peintures faites pour vivre sur terre et non en cage. Je ne prends aucune liberté avec mon sujet. Ce que je sais je le place, ce que j’ignore je le fait apparaître.

La femme des bois

Peinture à l’acrylique sur toile, 80 x 60 cm, 2017.

Sur le cap de l’été

L’école hollandaise et son attachement au petit format m’a fait gâcher beaucoup de papier. Il faut dire que notre professeur adore rire de la pauvreté. Je le crois fan de Coluche. Pour donner un exemple ses tulipes en photocopie en noir et blanc tenant sur un centimètre. J’aurais eu un fouet j’aurais cravaché le prof. Non je plaisante, je l’adore. Mais tout de même dans la répétition les nerfs ont lâchés plus d’une fois. Du coup sésame ouvre-toi, nous eumes le droit de venir avec une photo souvenir pour lui faire subir le même traitement. J’étais contente jusqu’à ce que le prof se jette sur ma feuille pour peindre ses nuages. Là normalement la salle rit. Mais comme on est à Versailles, de l’autre côté du décor, on n’a pas le droit. Ridicule.

Donc, je crois que ce mignon fait à deux va très bien dans nos têtes martyrisées. Vive les vacances. Vive les Beaux-Arts et vive mon c*l.

Petite peinture à l’acrylique sur papier d’Arles (2019).