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Ateliers en exil

 🍁 Hiver 2013 : fruit d’un partenariat entre la Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines et la ville de Poissy, quatre ateliers d’écriture poétique se déroulent à la Médiathèque Christine-de-Pizan, sous la houlette du poète Bernard Moreau, invité en octobre pour une rencontre autour de son oeuvre poétique.
Imposée par les bibliothèques : la thématique de l’exil, sur laquelle se décline toutes les manifestations de l’année.

recueil de poésie édité en 2013 aux Éditions Mazette avec la contribution de la Maison de la Poésie des Yvelines et le Conseil général

Ouverture au culot

Suppose que je disparaisse en mer

Que séance tenante le désert me perde

Que j’en sois heureuse

Et que je gagne l’horizon

Quand par derrière mon sourire revient

Sans toi pour le voir

Outremer

Yeux clos, tu me vois enfin.

Bonté etc.

On me demande quelque fois de peindre mon atelier et de me peindre dans mon atelier. Je ne sais pas si c’est ce qu’on appelle une carte de visite. L’exercice est séduisant et va bien dans un book.

L’atelier – graphite et encre sur papier A5

Je suis dans mon art. Dans ma création. Un jour les cahiers se ressemblent assez pour être rassemblés.

Portrait – On n’est pas sérieux à 17 ans – graphite et encre sur papier A5

Il ne faut pas séparer les éléments. La couleur du jour à donné le titre aux dessins : bonté. Je n’arrive pas encore à faire se coïncider les deux. À 17 ans, je voulais être écrivain pas peintre. Cela m’amuse de penser en écrivant la tournure que pourrait prendre le dessin. En train d’écrire, entourée de mes livres, posters, musiques et ce bocal de spaghettis vide avec des pinceaux dont je ne sais pas à quoi ils servent.

Goodness – Bonté

Très bonne journée !! 🙂

L’après vie

L'après vie | 2020 | gouache
L’après vie | 2020 | gouache

La vie et l’après vie de toute chose en tout chose.

J’en ai terminé avec cette mini série. Les couleurs ont fait varier les formes avant qu’elles redeviennent un motif en deux dimensions. Une croix, une étoile, un octogone. La gouache m’a permis de passer le cap avec une forme d’insouciance le décès de ma grand-mère. Un fil déroulant avec des grandes périodes de la vie de cette personne m’a conduite à la reconnaître sous toutes ses formes. Elle m’a connu à tous les âges et vue au plus bas. Les schémas familiaux changent et une nouvelle forme d’amour est en train de naître. Je suis heureuse que cela se termine. J’aime avoir eu cette série de petites peintures pour arriver à en parler. J’aime aussi qu’elle trouve un sens propre au spectateur.

L'après vie | 2020 | gouache
L’après vie | 2020 | gouache

Travailler à la maison

Un peu de lecture. Un peu de dessin. Un peu d’air. À l’atelier, la table de travail a totalement revue sa configuration. Il m’a fallu tout retourner, les meubles en priorité, les cartons à dessins en second. Je ne suis pas restée pour regarder le résultat. J’ai préféré sortir avant de regretter mon geste. J’ai bien fais car j’ai eu de nouvelles idées pour compléter mon organisation. Je les ai laissé dormir avant de pouvoir les utiliser.

Aujourd’hui en images vous avez un chat perché qui aime la compagnie des magnolias, deux dessins d’atelier datant de 2012 et un livre qui sort de l’ordinaire.

Aux origines de l’indienne d’Amérique

Dans le XIVe à Paris, quartier Montparnasse, il m’arrive de me promener dans le jardin du musée Bourdelle. Nous avons la chance d’avoir de très bons jardiniers à Paris. Ils viennent le lundi faire l’entretien du jardin et renforcer les pieds des plantations. Les zones ombragées et quelques différentes chaises créées un climat des plus agréables pour la détente et la réflexion. On y aime lire, marcher et admirer l’oeuvre du grand monsieur. J’aime énormément Antoine Bourdelle. Ses nus m’inspirent des natures de femmes ancrées, aux fesses et aux hanches bien charpentées. Les sculptures sont sur le chemin un peu partout comme une mythologie personnelle. Les petites déesses, les esprits des bois, les dieux de l’antique, le monde paysan et ses amours au coeur simple nous font des papillons dans le ventre et dans la tête. J’aime être là et j’aime apprendre quelque chose de plus de cet homme à chaque fois que je visite ses ateliers.

D’un lieu à un autre

Expo vente passée mais assez récente pour vous dire que l’expérience fut très heureuse avec le service hospitalier. Je suis habituée à ne m’intéresser qu’à l’installation, situation terrifiante qui précède toute forme de mise en relation avec le public. Je sais ce que j’aime, moins ce que le public aime. Il dit vouloir voir et toucher, mais ce n’est pas toujours possible. Alors, je regarde ce qu’il a déjà et non ce qu’il dit vouloir. Dans cette maison de retraite se sont des prés, des vaches, des poules et des maisons biscornues qui donnent à l’ensemble un aspect cosy typique de l’arrière pays. On se dirait dans le salon ou dans la cuisine de sa tante, pour vous résumer la situation. La secrétaire médicale aime les grandes fleurs des champs, l’échinacée pour ne citer que celle vue dans ses cheveux, et laisse les insectes qui grouillent les sols et les murs, aux enfants et ados. Les personnes âgées veulent un morceau de leur maison. Les enfants veulent une histoire.

Beaucoup de panoramiques sont partis. Et des joueurs de sports et des bouquets de fleurs.

Je n’avais rien à vendre, je suis venue sur l’invitation de l’APAM que j’ai rejoins en septembre. Sortir de l’atelier une seconde pour rencontrer ces personnes fait du bien à l’art. Nous fait du bien aussi.

Merci.

Blanc sur blanc

Photo prise ce week-end lors de la pose du Gesso.

Pour cette étape délicate, j’utilise la table à repasser qui permet de modifier la hauteur de travail et de bouger avec aisance. 🎨

Près de la table, des crayons 🖍, des règles 📐📏 ou compas, quelque fois un calque. Difficile de garder l’esprit clair. Je m’en remets à mon carnet 📒 qui malheureusement ne m’accompagne pas toujours.

Question de style

J’ai testé ce week-end toutes mes couleurs. Nous sommes – à force de routine – à vouloir nous défaire de quelques automatismes. Les contrastes dans mon fond, j’en ai beaucoup. Alors je dois apporter quelque chose d’autre pour le changer. Et lui donner de la liberté. Je me sens naturellement portée par les harmonies. J’ai envie de nourrir mon univers par l’aquarelle. Le premier nuancier se voulait compliqué : couleurs froides et couleurs chaudes. C’était une erreur. J’ai vu la différence ensuite. Cela me permit d’éliminer les excès.

Concernant le nombre de couleurs et le nombre de rayons, je ne me suis pas laissée imposée le douze. Le nombre de rayons comme le nombre de directions fut le fruit d’un heureux hasard. Dans ma boîte de peintre, tout est là pour créer un moment magique.

Trente six couleurs au total. Trois cercles. Un premier pour les jaunes. Un deuxième pour les bleus. Un troisième pour les rouges. Arrivée à la fin, j’ai tracé les contours au feutre. Sa représentation me demande une nouvelle réponse au problème que j’ai à résoudre sur feuille. J’ai encore beaucoup à éliminer des automatismes pris avec mes carnets de croquis. Trop de traits, trop de charges. C’est un vrai travers que j’ai à intérioriser. Faire bon usage de ce qui est censé faire du bien à celui qui regarde la peinture, est-ce la vraie vie ? La fiction du quotidien, de la rue serait son introduction.

Depuis une volonté extérieure, cinq couleurs en trop m’ont donné envie de jeter sur feuille l’expression de ma personnalité.

Douce chaleur

Vue sur l’atelier le barda en moins.

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Je suis heureuse. Je peux rester sans bouger près de mes pinceaux.
Le mandala, c’est fini. Après plusieurs tentatives assez schizo, je sais aujourd’hui la limite à ne pas dépasser. Pour le calme, on reviendra. Honnêtement, je préfère encore manger de la laitue si c’est pour ça. Dessiner des serpentins m’agite* l’esprit. L’exercice tout de même repose l’imagination. C’est une bonne chose.

Je reprendrais l’aventure l’année prochaine si cela le nécessite et garde précieusement les trois en version dessinées et peintes. 🍂

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– illustration format A4 sur papier, à la gouache –

*énerve oui

Le monde nous appartient

Trois moments d’une session passée aux Beaux-Arts de Paris.

On adore venir avant la prof. C’est si important que le métissage nous incite même à quelques chants comme un cri de guerre, un cri de ralliement qui ira barrer la route à tout étranger du cours.

Ici avec José, on aère, on regarde le ciel, on se vide la tête et on laisse remonter à l’esprit ce que le corps a vécu. Le modèle est à l’heure. La séance commence. Nous avons nos remparts. Il y a du Don Quichotte en peinture à l’huile. Des bouchers et des chirurgiens. Cela demande du temps avant de s’entendre. La salle chauffe, les personnes présentes souffrent. On cherche le souffle, l’étincelle. On refuse l’automatisme. C’est une course. S’entendre respirer un temps avant le modèle est un début de victoire.

On réouvre les fenêtres. On adore nettoyer et ranger le lieu. Ainsi on descend, ainsi on monte. On demande à sortir sans rien emporter. Avec les clés, on quitte une demie-heure après la prof, la salle du cours.

Paris, printemps 2016.