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Sainte Marguerite du Vésinet en photos

Quelque chose m’attire depuis très longtemps : dessiner dans une église. J’ai longtemps cherché celle qui convenait. M’asseoir et rester deux heures à dessiner des colonnes et des arcanes comme j’ai pu le voir par des soeurs à Vézelay est une graine semée dans mon esprit impossible à retirer.

Je l’avais fait il y a quelques années pour une élève en informatique au Sacré Coeur à Paris. On célébrait la sainte Thérèse d’Avilla et nous n’avons pas pu continuer nos rendez-vous. L’entrée des églises a été interdite juste après par la faute de menaces terroristes et l’explosion meurtrière au Bataclan. J’ai rongé mon frein durant tout ce temps. J’ai oublié cet épisode jusqu’à ce que je vois où une chaîne commencée pouvait de nouveau être reprise.

Ce rêve n’est plus assez jeune pour en faire un atelier de dessin classique. J’ai besoin d’innover sans vraiment encore savoir jusqu’où je peux aller. Que peut-on s’autoriser aujourd’hui ?

J’ai eu le coup de foudre pour celle-ci. Les rapprochements que je fais avec ma vie me l’a rend particulièrement singulière. Elle a des allures de chapelle. J’aime pouvoir regarder les différentes personnes qui ont déjà travaillées sur elle. Les fresques de Maurice Denis, les panneaux monumentaux de Denys Solère, les dalles teintes et harmonieusement positionnées, les petits motifs en pochoirs, les sculptures de saints et d’objets servant aux services religieux et bien plus encore pour un peu que l’on se penche. Les contempler est les énumérer et m’aide à entrer dans une joie totale. Dans cet amour créatif sonne une Épiphanie.

J’ai relevé sur internet des plans de construction de Marguerite pour en constituer un premier dossier. Ce n’est que de la documentation et peut très bien être sans lendemain. Je reste réaliste. L’art religieux est une affaire sérieuse. Les photos récentes pendant le confinement me donnent foi et courage.

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Les adieux éternels

Les adieux éternels.

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Autel automnal de Samhain de cette année. La tradition est amusante. J’essaye autant que je peux de la perpétuer.

Il y eut des années où je le mettais à table à la place d’un hôte. Avec des bougies et, par exemple, une salade composée, des petits pains à la courge et aux noisettes, des pommes au four et un verre de Sancerre.

L’origine est wiccane, une tradition italienne datant des Romains où les orgies étaient fêtes communes. Je survole un peu ces histoires anciennes qui sont les origines de la foi et des croyances religieuses. Je suis trop moderne. Mais je ne peux nier le charme qu’opère sur moi cette célébration de la vie ou comme ici de la mort.

Marcher au cimetière, revoir des vieux films au fond du canapé et penser aux disparus. Cela a forcément un visage. Au moins une forme. Je m’interroge vraiment sur la forme.