Étiquette : collage

La tulipe blanche

Un collage sur le coronavirus. J’exorcise le démon.

• Un quotidien et deux hebdomadaires sur le sujet achetés pendant le confinement et une feuille assez épaisse au format A3

• Des ciseaux

• De la colle

• Plusieurs jours entre le découpage et le collage pour enlever les idées parasites.

J’ai laissé beaucoup de texte apparent, c’était très important pour moi je le précise, il évoquait tous les interdits que l’on a coutume de voir près d’une centrale nucléaire, d’une frontière entre deux guerres, de panneaux qui dissuadent immédiatement sans discussion.

Je nous trouve dans toute cette histoire beaux et intelligents. Je ne sais pas si le pire est derrière nous. Le fléau qui s’est répandu ne vient pas du néant. Ne serait-ce que par les malades qui en ont réchappés. On ne nous parle plus du virus en éternelle mutation. Il semble que le discerner des autres aide la recherche sur d’autres virus et d’autres traitements. Un monde où nous ne serons plus des cobayes est impossible. Nous allons continuer d’être testés. Comment réagissons-nous face à cela ? Le mental a son rythme de récupération et le corps en a un autre. Ils sont rarement à l’heure. Manger des oeufs et des pommes m’ont fait maigrir. Je n’avais besoin de rien. Lire, marcher, tout ranger et organiser avant la mort peut-être très proche. Qui peut savoir. La pensée collective a joué au papa gâteau qui a prévu les crayons de couleurs et les jeux dans le jardin pour éduquer ses enfants en collant à la réalité. On avait oublié Rabelais et son Gargantua. Juste humains, c’est possible ?

La tulipe blanche – collage sur le thème du coronavirus

Love in blue

Collage de fin d’été sur les projets à courts termes.

Quelques revues de voyages, de cuisine, de la presse féminine ou masculine (chacun son territoire).

Une feuille A3.

De la colle.

Et 2 heures pour s’y consacrer.

Attention aux mirages. Il n’y a pas de miracles.

Ne pas s’attacher à l’image forcément. Solliciter son sens pour les couleurs, les associer, les formes allant ensemble. Comme au poker, faire des paires, des quintes… Il s’agit de faire valoir dans l’avenir ses réussites personnelles. Il s’agit de sortir des rails et de voir où cela pêche. Après choix, ce qui bloque part à la poubelle. Ce qui subsiste va sur la feuille. Tout le temps des choix sont à faire, tout le temps des décisions sont à prendre. On en n’a même plus conscience. Les projets à courts termes parasitent ceux à moyens termes. Les cibler, c’est faire un résumé.

Celui-ci date de 2014. Aujourd’hui, j’en suis à faire des plus urbains, avec beaucoup de versos de pages, du texte et du Jean m’en foutre.

Désintoxication mentale

Un collage d’été pour se libérer la tête et du temps sur l’agenda.

On entend beaucoup parler des bienfaits du bullet journal. Le cahier créatif à faire soi-même (pour les plus courageuses). Le vide qu’il procure lorsqu’on s’y met au travail entre deux tâches rébarbatives au possible.

Le collage aussi aide à se désencombrer l’esprit. Il clarifie les désirs comme les frustrations. Au mois d’août, nous pouvons travailler à notre vitesse croisière sans être pressée par un collègue et/ou une patronne. Sur le départ, c’est pas mal. Sur le retour, on révise les acquis et saines habitudes prises pendant les vacances.

Quelques revues, une grande feuille type A3 blanche ou kraft, de la colle, des ciseaux et des feutres.

Choisir ce qu’on a aimé, ce que l’on voudrait encore, découper, laisser traîner quelques jours pas trop loin des yeux et trier en testant les couleurs et les formes avant le collage définitif. On peut s’exercer en en créant plusieurs avant de se décider. C’est assez parlant lorsque du texte apparaît en nombre et nous fait réfléchir sur sa relation aux autres (échange verbal ou écrit). Poser quelques temps le collage près du bureau, l’oublier et s’étonner de voir notre inconscient s’aligner à nos journées. Reposant. Stimulant. Ceci en fonction de la personne. On mesure son influence à notre humeur et notre esprit d’initiative.

Bon collage et bon été.