Étiquette : composition

Titles

Petits dessins sur papier aux crayons de couleurs, format A5.

Le temps est élastique. Un jour il paraît au repos. Un autre jour il paraît extrêmement tendu. Je le résume souvent à un titre – une image comme un moyen de mémoriser ce qui traverse l’âme.

Pourquoi ce jour là s’est-il écrit cela ? Pourquoi ai-je dessiné si vite un truc pareil ? Que s’est-il passé ?

Il y a des accidents, des apparitions. Je suis la première à me faire peur, à être même étonnée d’être étonnée par peur de devenir blasée d’une seule façon de voir les choses. Je ne crois pas au mystère. Il faut un titre pour ne pas perdre le lecteur, le visiteur. Il faut garder un fil conducteur. Garder un lien avec la raison.

Love in blue

Collage de fin d’été sur les projets à courts termes.

Quelques revues de voyages, de cuisine, de la presse féminine ou masculine (chacun son territoire).

Une feuille A3.

De la colle.

Et 2 heures pour s’y consacrer.

Attention aux mirages. Il n’y a pas de miracles.

Ne pas s’attacher à l’image forcément. Solliciter son sens pour les couleurs, les associer, les formes allant ensemble. Comme au poker, faire des paires, des quintes… Il s’agit de faire valoir dans l’avenir ses réussites personnelles. Il s’agit de sortir des rails et de voir où cela pêche. Après choix, ce qui bloque part à la poubelle. Ce qui subsiste va sur la feuille. Tout le temps des choix sont à faire, tout le temps des décisions sont à prendre. On en n’a même plus conscience. Les projets à courts termes parasitent ceux à moyens termes. Les cibler, c’est faire un résumé.

Celui-ci date de 2014. Aujourd’hui, j’en suis à faire des plus urbains, avec beaucoup de versos de pages, du texte et du Jean m’en foutre.

Désintoxication mentale

Un collage d’été pour se libérer la tête et du temps sur l’agenda.

On entend beaucoup parler des bienfaits du bullet journal. Le cahier créatif à faire soi-même (pour les plus courageuses). Le vide qu’il procure lorsqu’on s’y met au travail entre deux tâches rébarbatives au possible.

Le collage aussi aide à se désencombrer l’esprit. Il clarifie les désirs comme les frustrations. Au mois d’août, nous pouvons travailler à notre vitesse croisière sans être pressée par un collègue et/ou une patronne. Sur le départ, c’est pas mal. Sur le retour, on révise les acquis et saines habitudes prises pendant les vacances.

Quelques revues, une grande feuille type A3 blanche ou kraft, de la colle, des ciseaux et des feutres.

Choisir ce qu’on a aimé, ce que l’on voudrait encore, découper, laisser traîner quelques jours pas trop loin des yeux et trier en testant les couleurs et les formes avant le collage définitif. On peut s’exercer en en créant plusieurs avant de se décider. C’est assez parlant lorsque du texte apparaît en nombre et nous fait réfléchir sur sa relation aux autres (échange verbal ou écrit). Poser quelques temps le collage près du bureau, l’oublier et s’étonner de voir notre inconscient s’aligner à nos journées. Reposant. Stimulant. Ceci en fonction de la personne. On mesure son influence à notre humeur et notre esprit d’initiative.

Bon collage et bon été.