Étiquette : expression artistique

La tulipe blanche

Un collage sur le coronavirus. J’exorcise le démon.

• Un quotidien et deux hebdomadaires sur le sujet achetés pendant le confinement et une feuille assez épaisse au format A3

• Des ciseaux

• De la colle

• Plusieurs jours entre le découpage et le collage pour enlever les idées parasites.

J’ai laissé beaucoup de texte apparent, c’était très important pour moi je le précise, il évoquait tous les interdits que l’on a coutume de voir près d’une centrale nucléaire, d’une frontière entre deux guerres, de panneaux qui dissuadent immédiatement sans discussion.

Je nous trouve dans toute cette histoire beaux et intelligents. Je ne sais pas si le pire est derrière nous. Le fléau qui s’est répandu ne vient pas du néant. Ne serait-ce que par les malades qui en ont réchappés. On ne nous parle plus du virus en éternelle mutation. Il semble que le discerner des autres aide la recherche sur d’autres virus et d’autres traitements. Un monde où nous ne serons plus des cobayes est impossible. Nous allons continuer d’être testés. Comment réagissons-nous face à cela ? Le mental a son rythme de récupération et le corps en a un autre. Ils sont rarement à l’heure. Manger des oeufs et des pommes m’ont fait maigrir. Je n’avais besoin de rien. Lire, marcher, tout ranger et organiser avant la mort peut-être très proche. Qui peut savoir. La pensée collective a joué au papa gâteau qui a prévu les crayons de couleurs et les jeux dans le jardin pour éduquer ses enfants en collant à la réalité. On avait oublié Rabelais et son Gargantua. Juste humains, c’est possible ?

La tulipe blanche – collage sur le thème du coronavirus

Bouger son pantin

Les cours de Jean-François Debord on été mis en ligne l’année dernière. Ils couvrent la période 2002-2003, juste avant qu’il ne parte à la retraite. J’ai été tentée d’en suivre quelques-uns. L’anatomie je connais, la morphologie pas. C’est organique et décousu. Un peu vite passé à la couleur mais quand on veut apprendre il faut aller vite. J’avais très peur de me mettre à écrire comme on parle. Chose que je déteste. La peur s’est vérifiée. J’ai lâché le crayon immédiatement. Aucun de ces croquis n’a volé de ses propres ailes. Les formes abstraites ont fait sortir les illusions de leurs cases. C’est très terrien comme effet. À faire tous les jours comme une discipline c’est trop difficile. Une à deux fois par semaine est très bien en revanche.

C’est un bon enseignement. 🍃 💀 

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Lien pour suivre les cours -> https://bibnum.explore.psl.eu/s/psl/search?itemSet%5Bids%5D%5B0%5D=248849

La loge d’artiste

Un texte et un tableau parlent.

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• fidélité

• vibration : ondes positives

• accomplissement

Est-ce que ce dessin a une raison d’être ? j’ai eu la nécessité de mettre en tête des indices, cela a forcément une raison d’être en-dehors d’un simple dessin.

* abandonner

* sacrifier la créativité

* scier en deux le mal

– du vert

– des pinceaux, des toiles en lin, de la cire

– des blancs, des silences de gare, de forêt, d’immeuble

Pendant ce temps-là, la loge d’artiste se construit.