Étiquette : gouache

Et je signerais sur la pierre…

Il a vu la lune. Est-ce que ça intéresse quelqu’un ? Non vraiment ça n’intéresse personne. Je ne mets pas de l’argent dans la poubelle. Les freins ont lâché et n’ont aucun rapport avec les blocages mais avec la direction assistée. Quelqu’un a un problème de gestion et heureusement je m’en fous. Chacun son tour.

Apparaît sur le papier un nu que la lumière couvre à moitié. Je l’ai laissée lézarder jusqu’à temps que le portrait prenne visage et nom. Daphné. Il va être écrit sur le vêtement. Et je signerais dans la pierre dans sa nouvelle version. Le mot de passe du projet reste ‘Le nid d’amour’.

Heureuses vacances !!

Aux couleurs du drapeau

L’après vie en bleu blanc rouge 💙 💗
gouache sur papier 21 x 29,7 cm

Une projection faite d’après le modèle que je commence à tenir. Il m’évoque à présent les insignes que l’on peut repérer sur certains vêtements signant une appartenance. Religieuse, sexuelle, politique, culturelle. J’ai le désir de mettre des chaînes à la créativité pour qu’elle sorte de sa forme embryonnaire. Les extrémités sont à égales distances. Les couleurs naissent au fil des premières posées sur le papier. Les épreuves permettent une meilleure intuition. L’application est agréable et porte jusqu’au bout le geste. Je vais augmenter la difficulté en étirant les extrémités. Si la nature fait bien les choses, je pourrais alléger le trait en trouvant une autre amplitude, affiner sa progression et laisser sortir ce qui n’était pas encore visible.

L’après vie

L'après vie | 2020 | gouache
L’après vie | 2020 | gouache

La vie et l’après vie de toute chose en tout chose.

J’en ai terminé avec cette mini série. Les couleurs ont fait varier les formes avant qu’elles redeviennent un motif en deux dimensions. Une croix, une étoile, un octogone. La gouache m’a permis de passer le cap avec une forme d’insouciance le décès de ma grand-mère. Un fil déroulant avec des grandes périodes de la vie de cette personne m’a conduite à la reconnaître sous toutes ses formes. Elle m’a connu à tous les âges et vue au plus bas. Les schémas familiaux changent et une nouvelle forme d’amour est en train de naître. Je suis heureuse que cela se termine. J’aime avoir eu cette série de petites peintures pour arriver à en parler. J’aime aussi qu’elle trouve un sens propre au spectateur.

L'après vie | 2020 | gouache
L’après vie | 2020 | gouache

In Real Life

Nymphe - gouache

Nymphe – illustration peinte à la gouache en ce moment.

Nymphe - gouache

À l’atelier, quelque chose du monde virtuel remonte à la surface. Le dessin laisse apparaître une lettre, quelque fois deux ou trois. On dirait des empreintes venues d’un autre monde.

Je peux m’estimer chanceuse de pouvoir continuer à transporter ce que j’utilise. Les mots. La lettre e que l’on peut voir dans l’oeil de Nymphe est une vision ancienne que j’ai eu à force d’écrire.

Des lettres naissaient à chacun de mes doigts et je tapais avec comme des caractères d’imprimerie sur la machine à écrire. Le festin nu de Cronenberg au terme de cette mue y ressemblait fidèlement.

On peut parier que dans l’écriture, des images finiront par céder de la place dans la mise en relation avec le spectateur. Le lecteur.

Nymphe - gouache

Douce chaleur

Vue sur l’atelier le barda en moins.

IMG_20191126_122212

Je suis heureuse. Je peux rester sans bouger près de mes pinceaux.
Le mandala, c’est fini. Après plusieurs tentatives assez schizo, je sais aujourd’hui la limite à ne pas dépasser. Pour le calme, on reviendra. Honnêtement, je préfère encore manger de la laitue si c’est pour ça. Dessiner des serpentins m’agite* l’esprit. L’exercice tout de même repose l’imagination. C’est une bonne chose.

Je reprendrais l’aventure l’année prochaine si cela le nécessite et garde précieusement les trois en version dessinées et peintes. 🍂

IMG_20191126_115033

– illustration format A4 sur papier, à la gouache –

*énerve oui