Étiquette : harmonie

Shodō

 Livre du moment fini et longtemps désiré. 🌿🍂🍄

J’ai fait un stage de Shodō il y a trois ans et dont les promesses, à ce jour, ont chacune été tenue. Au-delà de la familiarité du maître qui apprend à écrire aux petits écoliers et du maître qui satisfait un choix de vie, quelques années se passent avant d’en apprécier les tournures. L’exemple est à suivre au fil des saisons. Il rappelle sensiblement le Huyghe en plus voluptueux. J’ai eu envie d’un nuage de lait après sa fermeture. Est-ce normal ? 🙂


« « Wabi » signifie « pauvreté », ce qui ne présente aucune connotation négative, mais fait allusion au plaisir simple que l’on peut ressentir en écoutant une douce pluie de printemps résonner sur le toit d’une simple cabane. Le wabi est étranger à toute complexité intellectuelle et à toute forme de vanité et d’artifice ; il correspond à la découverte des vérités simples de la nature. Tout comme cette dernière est asymétrique, irrégulière et imparfaite, le wabi représente l’imperfection naturelle. L’équilibre asymétrique est d’ailleurs essentiel au shodo. » […]


« […] La véritable recherche de l’attention pure, sans se préoccuper du passé, mais uniquement de ce qu’est l’unité absolue et éternelle de toutes les créations, voilà qui présente une portée incroyable. »

Shodō – calligraphie japonaise
L’harmonie du geste et de l’esprit par la calligraphie

Question de style

J’ai testé ce week-end toutes mes couleurs. Nous sommes – à force de routine – à vouloir nous défaire de quelques automatismes. Les contrastes dans mon fond, j’en ai beaucoup. Alors je dois apporter quelque chose d’autre pour le changer. Et lui donner de la liberté. Je me sens naturellement portée par les harmonies. J’ai envie de nourrir mon univers par l’aquarelle. Le premier nuancier se voulait compliqué : couleurs froides et couleurs chaudes. C’était une erreur. J’ai vu la différence ensuite. Cela me permit d’éliminer les excès.

Concernant le nombre de couleurs et le nombre de rayons, je ne me suis pas laissée imposée le douze. Le nombre de rayons comme le nombre de directions fut le fruit d’un heureux hasard. Dans ma boîte de peintre, tout est là pour créer un moment magique.

Trente six couleurs au total. Trois cercles. Un premier pour les jaunes. Un deuxième pour les bleus. Un troisième pour les rouges. Arrivée à la fin, j’ai tracé les contours au feutre. Sa représentation me demande une nouvelle réponse au problème que j’ai à résoudre sur feuille. J’ai encore beaucoup à éliminer des automatismes pris avec mes carnets de croquis. Trop de traits, trop de charges. C’est un vrai travers que j’ai à intérioriser. Faire bon usage de ce qui est censé faire du bien à celui qui regarde la peinture, est-ce la vraie vie ? La fiction du quotidien, de la rue serait son introduction.

Depuis une volonté extérieure, cinq couleurs en trop m’ont donné envie de jeter sur feuille l’expression de ma personnalité.