Étiquette : installation

D’un lieu à un autre

Expo vente passée mais assez récente pour vous dire que l’expérience fut très heureuse avec le service hospitalier. Je suis habituée à ne m’intéresser qu’à l’installation, situation terrifiante qui précède toute forme de mise en relation avec le public. Je sais ce que j’aime, moins ce que le public aime. Il dit vouloir voir et toucher, mais ce n’est pas toujours possible. Alors, je regarde ce qu’il a déjà et non ce qu’il dit vouloir. Dans cette maison de retraite se sont des prés, des vaches, des poules et des maisons biscornues qui donnent à l’ensemble un aspect cosy typique de l’arrière pays. On se dirait dans le salon ou dans la cuisine de sa tante, pour vous résumer la situation. La secrétaire médicale aime les grandes fleurs des champs, l’échinacée pour ne citer que celle vue dans ses cheveux, et laisse les insectes qui grouillent les sols et les murs, aux enfants et ados. Les personnes âgées veulent un morceau de leur maison. Les enfants veulent une histoire.

Beaucoup de panoramiques sont partis. Et des joueurs de sports et des bouquets de fleurs.

Je n’avais rien à vendre, je suis venue sur l’invitation de l’APAM que j’ai rejoins en septembre. Sortir de l’atelier une seconde pour rencontrer ces personnes fait du bien à l’art. Nous fait du bien aussi.

Merci.

Cœur grenadine

Cœur grenadine ✨ à la Grande Motte, été 2015. L’empreinte des mains donne à peu près l’échelle de mon installation. C’était le matin, dans la voiture chantait à la radio Francis Cabrel, mon ami m’a déposé avant de rejoindre Béziers. Le soleil, la mer et le vent m’ont servis de maître yogi avant de commencer à creuser à la main un cœur 💓 . Je pensais au SOS du film 28 jours plus tard de Dany Boyle. Je voulais que mon cœur se voit de très haut. J’ai ajouté un deuxième cœur bombé comme on peut le voir sur la photo et posé des coquillages 🐚 pour surligner le contour. Un matin à la plage ça creuse, j’ai mangé des brugnons et du poulpe 🐙 avant de retrouver mes affaires et la route.

Mue

Pour préparer la porte ouverte de l’école, il était demandé pour le cours de dessiner à main levée les travaux des élèves exposés. C’était étrange. Entre la copie et la sténo. Le voyeurisme ressenti reportait l’attention de l’œuvre à celui ou celle qui l’a produite sans dire à qui parler. On n’est jamais seul devant une œuvre. Je me suis posée beaucoup de questions sur certains. Je suis ce que je mange, je suis toi, je suis désolée d’être en vie. Le silence ne m’a pas parlé. En revanche, l’intériorité énormément.