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Passagère du silence

📚 Relecture de récits et biographies. Quelqu’un a dû se tromper dans ma vie. Des choses vécues me reviennent faisant croire à une personne sans passé. Ce quelqu’un a beau avoir un visage il reste invisible et perturbe le cours de l’Histoire. Il est plusieurs et me sacrifie.
Le récit de Fabienne Verdier, peintre, est un coup de poing. Ce n’est pas une lecture confortable. Elle soulève des peurs anciennes et des questions de son temps sur les traités de calligraphie chinoise et l’entente française. Passagère du silence est un sacrifice de l’identité. Disparaître dans ce pays qui attire et forcer le destin à revenir totalement consciente, je crois le connaître sans savoir d’où cela provient. La ligne change après cette lecture. Le futur ressemble à cette ligne. Il y a cette main qui monte et qui prend quelque chose du ciel et de la terre : elle saisie cette forme volcanique encore vivante, chaude et fumante.
Passionnant à lire. 🥣 🌼
La couverture est signée Hiroji Kubota. 🏠 👜

Lecture du moment

Anvers et contre tout

Croquis fait dans la maison de Rubens à Anvers. Le 15 août 2017 avec un carnet pour seul poids dans le sac, j’allais de bonheur prendre le train depuis Bruxelles. Ce jour de fête, Anvers, ouvrait ses portes. Les musées étaient entrée libre, des pommes étaient données et des extraits de comédies musicales ont été jouées.

La ville est vivante plus pour ses animations et son port que pour les diamantaires d’antan. J’ai été très impressionnée par un homme sur un banc qui aimait que je sois sérieuse et tenait à ce que je le reste. Une sorte de flamand vieille école danoise qui aurait donner la chair de poule aux enfants. Je me suis sauvée avec trois pommes pour revisiter mon adolescence et mon attirance singulière pour la presse et tous les métiers d’imprimerie. J’étais alors tant en rejet sur le métier de mon père qui travaillait dans la pub que je n’ai pas vue l’horloge tourner en notre faveur à tous les deux : l’excitation passée personne n’aime ça là pub.

Celle de la ville d’Anvers était énorme au point qu’il était difficile de quitter le centre ville bondé pour quelques vues sur les villes environnantes. J’y parvins et admirais un peu moins ce qui avait été sous les yeux de Rubens pour me dire après tout qu’aujourd’hui c’est moi qui était là. Un ciel bleu, des enfants jouant avec l’eau et des expos en cours d’installation. Fatiguée et heureuse, je quittais les magies d’Anvers et ses flamands jeunes et déjà très bonhommes. Rires.

Rubens : extraire la matière de l’invisible