Étiquette : peinture à l’huile

Une jeune fille à vélo

En bicyclette au Vésinet, de Léon-François Comerre, 1903, huile sur toile, 199 x 115 cm

Journée mondiale du vélo, aujourd’hui, jeudi 3 juin 2021. J’ai vu ce tableau au Petit Palais à Paris. C’était pour une séance de dessin avec un petit groupe de fans. Nous cherchions les correspondances avec nos vies et avions fait notre trou devant ce qui nous y faisait penser. L’organisatrice voulait m’imposer un autre tableau avec une femme plus agée allongée dans des vêtements du soir. Cela m’a perturbée et je n’ai pas pu dessiner la jeune fille et son vélo. J’ai fait le portrait d’une poétesse me sentant obligée de tracer des lignes en souterrain. En remontant à la surface, que vois-je ce matin sur mon ordinateur ? En bicyclette au Vésinet. Quel hasard. J’espère que c’est une bonne journée pour vous comme pour moi.

Portrait de femme

Sabine | huile sur toile | 40 x 30 cm | 2018

Copie de la statue en marbre Sabine au Musée du Louvre.


Observation

Enlever l’air /chasser l’espace en peignant est une façon d’anéantir le vide qui nous envahit / qui entoure le monde actuel.

Les accidents

J’ai pris en photo cette peinture pensant à un pas à pas. Des jeunes qui l’aimaient ne voulaient plus que j’y touche. Ils m’ont rappelé ce que j’aimais au même âge : des choses pas finies, des accidents, des impulsions … des choses qui disent et font sentir que quelqu’un à l’autre bout du monde est comme eux.

Des choses disant que continuer se serait tout perdre. Ce tableau les fait se sentir mieux. On dirait du Edvard Munch. Une femme. Un paysage. La lumière côté nord. L’accident : une trainée verte empêche de lever à tort les yeux et les repose en portant le regard sur la gauche.

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Titre : La muse endormie

huile sur toile au format 40 x 30 cm

Blanc sur blanc

Photo prise ce week-end lors de la pose du Gesso.

Pour cette étape délicate, j’utilise la table à repasser qui permet de modifier la hauteur de travail et de bouger avec aisance. 🎨

Près de la table, des crayons 🖍, des règles 📐📏 ou compas, quelque fois un calque. Difficile de garder l’esprit clair. Je m’en remets à mon carnet 📒 qui malheureusement ne m’accompagne pas toujours.

Brochette de fruits

Je commence une nouvelle toile sur des fruits de saison. Il y a quelques années, j’ai découvert un livre d’aquarelle traitant de botanique. L’artiste peignait d’après nature des fleurs mais aussi des fruits qu’elle avait cueillis et cuisinés. Entre deux pages sur ses conceptions de la transparence et de la lumière, des brochettes de fruits apparaissaient comme une distraction au milieu d’une science exacte. J’ai adhéré au principe. Qu’est-ce qui voyage dans le temps ? Quelle est la mémoire et ce qu’on appelle aujourd’hui la mémoire vive ?

Parvenir à lier avec un savoir ancien et le transmettre jusqu’à nos jours passe par différentes phases de réflexions. J’ai beaucoup cherché dans la peinture à l’huile et à l’acrylique si cela avait déjà été fait. J’ai réfléchi sur la question d’aquarelle et me suis demandée si ces sujets étaient transposables. Il y a en peinture une grammaire à respecter. Elle est très difficile. Ce qui pourrait disparaître aussi vite après être apparu fini le plus souvent en pochade. C’est un vrai risque menant à une interprétation fausse de ce qui n’est qu’une « saisie ». Un peintre n’est pas un scripte. Un dessinateur s’en rapproche.

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Noter ou annoter ce qui donne à une journée sa lumière, sa température, est un repère sur ses progrès. On peut mesurer l’intérêt que porte l’artiste à cette journée au désir qu’il a d’être à sa peinture. Moi artiste, je dis : « faites que cette journée soit immortelle ». Il y a toujours un message. La grossièreté est de souvent cataloguer une oeuvre dans un registre quand la réflexion de l’artiste est détaché de sa peinture. Cela donne des choses assez vivantes et remarquées. Je ne suis pas à dire que la mode créée l’information par effet de répétition. Mais en peinture il arrive que l’on relève des oublis.

La trouée dans le temps va aspirer le peintre et lui donner son élan nécessaire. Ainsi répéter, mâcher, rabâcher est une ligne de conduite observée. Nous formons un maillon de la chaîne humaine et dans le temps et dans l’espace. L’errance ne peut subsister indéfiniment et le vague à l’âme de l’artiste à ne plus savoir ce qui fait notre époque finirait pas n’être qu’une perte de temps. Chaque jour tout est à refaire, à redéfinir.

Peut-être dans trois mois je penserai autrement. Qui sait.

Roman de gare

Dans un moment d’égarement lors d’un stage de peinture, été 2017. Les pauses nombreuses entre deux astuces de prof, je griffonnais dans mon carnet. Jusqu’à abandonner le crayon pour peindre à l’huile directement sur le papier. C’est un peu usé mais on a les morts qu’on mérite. Je ne viens pas des Barbies girls. Je suis nouveau roman totalement, complètement. Aussi les cordes usées sur des écritures ovoïdes ont laissées quelques traces en moi et dans l’espace. Quand il s’agit d’imagination et que l’on me parle en même temps, les visages qui apparaissent ne sont pas déguisés. Cette prof m’a fait mal. Nous avons tous besoin de quelqu’un pour nous défendre. L’héroïne a surgit.

Peinture à l’huile sur papier