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L’après vie

L'après vie | 2020 | gouache
L’après vie | 2020 | gouache

La vie et l’après vie de toute chose en tout chose.

J’en ai terminé avec cette mini série. Les couleurs ont fait varier les formes avant qu’elles redeviennent un motif en deux dimensions. Une croix, une étoile, un octogone. La gouache m’a permis de passer le cap avec une forme d’insouciance le décès de ma grand-mère. Un fil déroulant avec des grandes périodes de la vie de cette personne m’a conduite à la reconnaître sous toutes ses formes. Elle m’a connu à tous les âges et vue au plus bas. Les schémas familiaux changent et une nouvelle forme d’amour est en train de naître. Je suis heureuse que cela se termine. J’aime avoir eu cette série de petites peintures pour arriver à en parler. J’aime aussi qu’elle trouve un sens propre au spectateur.

L'après vie | 2020 | gouache
L’après vie | 2020 | gouache

Out 1

 

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Une promenade au cimetière m’a fait énormément de bien. En le quittant, les dés étaient lancés : quel sens donner à cette rencontre ? Tout le monde n’a pas la chance de voir d’aussi près son corps tomber de l’autre côté et en ressentir un si grand plaisir.

J’ai atterri dans une librairie et plusieurs livres sur les femmes mystiques ont posé le sol sur lequel marcher. Des fois intenses et des vies entières à rédiger des listes sur tout ce qui entre dans nos vies.

Je pense m’absenter mais des femmes me retiennent et me poussent comme pour me rappeler que le meilleur de la vie ne se passe jamais dehors.

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Dans le train, je rêve de Khnopff, il me rappelle Henry James et son livre La tour d’écrou (The Turn of the Screw). La femme enfermée dans son corset, dans sa chambre, dans sa tête… cette folie là, je l’ai faite combien de fois ?

Je me trompe de jours, l’exposition n’a pas débutée. Ce n’est pas grave, je m’en remets au bois et à la marqueterie. Bambou, pin et prunier pour un secrétaire.  Rose et violette pour une table.

La statue que je connais bien me fait revenir dans la grande salle. Bacchante d’Auguste Clésinger. Je l’avais déjà regardée sous tous les angles avec un ami. Sa torsion me passionne. Quand je me penche, je mes pensées retournent au cimetière. Tout a changé : dehors la mort !

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