Étiquette : transparence

Boire à la source

Dans un catalogue de chez Drouot, un verre a attiré mon attention. J’ai voulu le dessiner plusieurs fois.

Dans ce verre tout me dictait de commettre ce geste. L’illusion de le tenir dans ma main était si grande que je dus passer au fusain pour éloigner toute idée de le posséder. Je crois que ça n’a pas marché. Je n’ai pas su m’arrêter et sa version peinte est en cours de route. Diable où allons-nous.

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Deux oiseaux sur un verre. ♡

crayons de couleurs et fusain au format A4 (2018)

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pièce d’une vente aux enchères parisienne en 2018

Question de style

J’ai testé ce week-end toutes mes couleurs. Nous sommes – à force de routine – à vouloir nous défaire de quelques automatismes. Les contrastes dans mon fond, j’en ai beaucoup. Alors je dois apporter quelque chose d’autre pour le changer. Et lui donner de la liberté. Je me sens naturellement portée par les harmonies. J’ai envie de nourrir mon univers par l’aquarelle. Le premier nuancier se voulait compliqué : couleurs froides et couleurs chaudes. C’était une erreur. J’ai vu la différence ensuite. Cela me permit d’éliminer les excès.

Concernant le nombre de couleurs et le nombre de rayons, je ne me suis pas laissée imposée le douze. Le nombre de rayons comme le nombre de directions fut le fruit d’un heureux hasard. Dans ma boîte de peintre, tout est là pour créer un moment magique.

Trente six couleurs au total. Trois cercles. Un premier pour les jaunes. Un deuxième pour les bleus. Un troisième pour les rouges. Arrivée à la fin, j’ai tracé les contours au feutre. Sa représentation me demande une nouvelle réponse au problème que j’ai à résoudre sur feuille. J’ai encore beaucoup à éliminer des automatismes pris avec mes carnets de croquis. Trop de traits, trop de charges. C’est un vrai travers que j’ai à intérioriser. Faire bon usage de ce qui est censé faire du bien à celui qui regarde la peinture, est-ce la vraie vie ? La fiction du quotidien, de la rue serait son introduction.

Depuis une volonté extérieure, cinq couleurs en trop m’ont donné envie de jeter sur feuille l’expression de ma personnalité.

Douce chaleur

Vue sur l’atelier le barda en moins.

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Je suis heureuse. Je peux rester sans bouger près de mes pinceaux.
Le mandala, c’est fini. Après plusieurs tentatives assez schizo, je sais aujourd’hui la limite à ne pas dépasser. Pour le calme, on reviendra. Honnêtement, je préfère encore manger de la laitue si c’est pour ça. Dessiner des serpentins m’agite* l’esprit. L’exercice tout de même repose l’imagination. C’est une bonne chose.

Je reprendrais l’aventure l’année prochaine si cela le nécessite et garde précieusement les trois en version dessinées et peintes. 🍂

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– illustration format A4 sur papier, à la gouache –

*énerve oui

Vers la lumière

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Clémentine, aquarelle, 2016

Arriver à rester immobile suffisamment longtemps pour ne plus se voir en train de courir après un bonheur perdu ça serait bien. Le début du bonheur en somme. Il commencerait le matin avec une assiette volée dans la cuisine d’un atelier. Je m’en servirai pour y poser une clémentine. Je laisserai le soleil entrer et tout brillerait sans gommer les accidents. Le fruit au fond du sac remonterait pour se mettre sur l’assiette. Je n’aurai plus qu’à regarder le spectacle des lumières se faufiler dans l’étroit chemin de sa peau. L’odeur absente, je ne sentirai que la chaleur du soleil. Ce matin s’éterniserait et je gagnerai le temps que l’on m’avait volé.