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Un petit pas

aquarelle sur toile de coton

L’après vie 2021 détail 🌾 💗 

aquarelle sur toile 20 x 20 cm

premier passage avant l’huile

j’évite de désacraliser le mythe, je l’honore, le respecte comme ma première barboteuse sagement rangée dans le carton des souvenirs ou les greniers de la mémoire si certaines et certains préfèrent

j’ai été conseillée pour cette peinture et nous sommes plusieurs à approuver ce système

j’espère qu’il vous ira

bonne semaine 😊 

La vie et l’après vie de toute chose en tout chose.

Un dimanche en EHPAD

tombola des enfants à l’EHPAD

La présidente de l’association pour laquelle j’avais accepté d’exposer à Sartrouville en 2018 a communiqué sur son site cette photo. Un immense merci à Elizabeth ! J’aime énormément ce moment où un enfant ne sait pas ce qu’il représente pour les personnes autour de lui.

La photo est amusante car la petite fille ne sait pas que derrière elle se trouve mes escargots. Elle est totalement à sa place. Quand nous étions petits, mon frère et moi allions voir la tante de notre “grand-mère“ en maison de retraite. Elle s’appelait Judith, adorait les enfants et embrassait nos joues très fort. J’ai mal au ventre quand je pense à elle. Mon frère et moi doutions qu’elle soit bien traitée. On se demande souvent combien de temps doit durer une visite pour que le personnel arrive à considérer la personne. Le lien se perpétue, c’est bien. On cache la mort ou la montrons de manière grossière. Quand un enfant vient, la scène qui se joue sous nos yeux part. Il faut maintenir ce lien car un souvenir trahi détruit des personnes qui forment une chaîne. Le lien n’est pas fort, le souvenir si.

Sur le moment on s’ennuie mais tant mieux, l’ennui construit en silence un adulte. 🤫🐌🌸

Kasumi

illustration à l'aquarelle sur papier format a5
Illustration à l’aquarelle sur papier format A5

Le couteau des cuisiniers japonais s’appelle un kasumi. Il sert à couper le poisson cru et certains légumes. À la maison je n’ai que des couteaux français qui demanderaient à être affutés. Celui-ci est en train de l’être par une cuisinière française My Sweet Faery, une spécialiste de la cuisine sans gluten. Je l’ai peinte un jour où je voulais mettre en avant des femmes dans leur travail tant j’aime ce qu’elles peuvent faire de leurs mains. Que cela soit un métier ou une passion, elles nous apprennent à mieux vivre, à ne pas trahir un rêve d’enfant une fois arrivé à l’âge adulte.

Question de style

J’ai testé ce week-end toutes mes couleurs. Nous sommes – à force de routine – à vouloir nous défaire de quelques automatismes. Les contrastes dans mon fond, j’en ai beaucoup. Alors je dois apporter quelque chose d’autre pour le changer. Et lui donner de la liberté. Je me sens naturellement portée par les harmonies. J’ai envie de nourrir mon univers par l’aquarelle. Le premier nuancier se voulait compliqué : couleurs froides et couleurs chaudes. C’était une erreur. J’ai vu la différence ensuite. Cela me permit d’éliminer les excès.

Concernant le nombre de couleurs et le nombre de rayons, je ne me suis pas laissée imposée le douze. Le nombre de rayons comme le nombre de directions fut le fruit d’un heureux hasard. Dans ma boîte de peintre, tout est là pour créer un moment magique.

Trente six couleurs au total. Trois cercles. Un premier pour les jaunes. Un deuxième pour les bleus. Un troisième pour les rouges. Arrivée à la fin, j’ai tracé les contours au feutre. Sa représentation me demande une nouvelle réponse au problème que j’ai à résoudre sur feuille. J’ai encore beaucoup à éliminer des automatismes pris avec mes carnets de croquis. Trop de traits, trop de charges. C’est un vrai travers que j’ai à intérioriser. Faire bon usage de ce qui est censé faire du bien à celui qui regarde la peinture, est-ce la vraie vie ? La fiction du quotidien, de la rue serait son introduction.

Depuis une volonté extérieure, cinq couleurs en trop m’ont donné envie de jeter sur feuille l’expression de ma personnalité.