À l’infinitif

Pendant les travaux cet été dans le couloir et l’escalier de la maison, j’ai pris quelques photos. J’aime pas le bâti, ça sent le plâtre et la pierre humide. J’aime le velours et les lieux calfeutrés. J’aime pas quand on met la déco du jardin dans la maison, ça sent le plastique et rappelle les salles d’attente. Je ne sais pas quoi mettre à cet endroit. J’ai le souhait d’un tapis d’une certaine couleur, d’une table rouge sombre, de petites plantes qui invitent à la réflexion dans du verre et dans de la terre. Je ne vais pas les dessiner, je vais prendre d’autres photos et en reparler.

L’arbre des lumières

Acryliques sur toile au format 30 X 40 cm.

• Lumières du matin

• Lumières du jour

• Lumières du soir

Inspirée par un arbre sur la pelouse située entre l’Université de Jussieu et le Jardin des Plantes. Quelque part dans ma tête les lions d’Eugène Delacroix et du Douanier Rousseau, Claude Monet invisible cherche à apparaître tel le soleil sur la cathédrale de Chartres. Les lumières ont trouvé dans mes couleurs un automatisme qui agit comme un sésame. Une porte à cet endroit s’est ouverte. Je pense souvent aux étudiants dans les parages qui grandissent trop vite et que l’on maintient un peu dans l’enfance de X façons. Ces peintures bien que de formes figuratives se veulent abstraites dans le montage et les couleurs. Le duo s’est prolongé sur trois toiles avec l’excitation de la ville en arrière fond. Je cherche à atteindre un axe par la ligne et la courbe.

Dans l’atelier

Løv marmelade

Entre deux forces de la nature, les fruits et les visages que je cherche à acclimater me demandent un effort peu commun. Combiner les ruines aux animaux. Je le vois comme une suggestion bienvenue qu’il est temps d’approcher. Pourquoi l’homme continuerait avec sa couronne de fleurs de se croire supérieur sans preuves pour l’attester. Il y a des marqueurs de temps si présents dans l’atelier qu’ils doivent s’inscrire dans l’esprit du lieu. Ces outils s’insèrent avec contrôle et mesure. 🎨

L’atelier est sans dessus dessous mais je tiens bon. 

Le plan de travail et les couleurs choisies pour Les mirabelles
Les mirabelles sur le plan de travail
Les mirabelles sous la haute protection des Demoiselles d’Avignon

Attrape-le

Pour le travail je lis beaucoup en ligne. Les documents des musées viennent plus vite à mon secours que mon dictionnaire. Je les attrape au vol ou dans le fond des archives. C’est une goutte dans l’océan. Ce support fait du bien dans nos vies. Je ne peux contenir une telle quantité d’informations chez moi. C’est impossible et peu réaliste. Je songe à les répertorier pour nouer plusieurs accès à la culture. Le mode pass culturel avec un tronc commun pour un échange équitable.

Bonté etc.

On me demande quelque fois de peindre mon atelier et de me peindre dans mon atelier. Je ne sais pas si c’est ce qu’on appelle une carte de visite. L’exercice est séduisant et va bien dans un book.

L’atelier – graphite et encre sur papier A5

Je suis dans mon art. Dans ma création. Un jour les cahiers se ressemblent assez pour être rassemblés.

Portrait – On n’est pas sérieux à 17 ans – graphite et encre sur papier A5

Il ne faut pas séparer les éléments. La couleur du jour à donné le titre aux dessins : bonté. Je n’arrive pas encore à faire se coïncider les deux. À 17 ans, je voulais être écrivain pas peintre. Cela m’amuse de penser en écrivant la tournure que pourrait prendre le dessin. En train d’écrire, entourée de mes livres, posters, musiques et ce bocal de spaghettis vide avec des pinceaux dont je ne sais pas à quoi ils servent.

Goodness – Bonté

Très bonne journée !! 🙂

Le Père Lachaise

J’ai toujours adoré les cimetières. Enfant, mes parents m’y emmenaient. Je crois qu’il n’est pas possible quand on voyage de visiter une église ou une chapelle sans après aller au cimetière. C’est un passage obligé si on veut bien faire les choses.

J’ai pris mes premières photos de tombes à onze ans. Au début je cherchais les tombes d’enfants et de bébés. Cette fascination m’a fort heureusement quittée à l’âge adulte. Mais je ne cache pas mon émotion si cela se produit. Les choses changent.

Le Père-Lachaise est un peu ennuyeux et c’est ce que je recherche certains jours de tumulte. J’aime m’ennuyer. Il arrive toujours beaucoup de choses entre deux portes. Quelque chose se remplit et l’air n’est plus le même une fois franchis les seuils.